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Pour comprendre la «révolution» tunisienne, regardez la rediffusion sur «Canal Syrie»

Pour comprendre la «révolution» tunisienne, regardez la rediffusion sur «Canal Syrie»

Partant du principe désormais établi, que ce qui a été baptisé « printemps arabe » a été du copier-coller à partir de ce qui s’était passé en Tunisie en janvier 2011. Et vu que le même scénario a été reproduit dans les autres contrées arabes qui ont eu la malchance de faire partie du lot des pays « à réhabiliter ». Il serait permis de conclure que pour plus de visibilité et de clarté, il suffirait de regarder ce qui se trame en Syrie, pour mieux comprendre ce qui s’est passé en Tunisie, deux ans auparavant. C’est comme si, pour mieux comprendre l’intrigue d’une fiction à rebondissements, on pouvait se permettre de regarder une rediffusion, au ralenti et avec, parfois arrêts sur images et autres options, le tout en technicolor de premier choix.
Bien installé, donc, aux premières loges, vu qu’on y participe avec des héros bien de chez nous, on peut prendre le temps de regarder et de comprendre ce qui se passe en Syrie. Et en Syrie, tout le monde a compris qu’on est en face d’un complot international orchestré de derrière les velours de salons bien feutrés, dans le but de « casser » cette puissance régionale qui ne cesse d’agacer Israël et de le narguer.
Le scénario a consisté en le déclenchement à distance de la première étincelle d’une pseudo révolte, qui a commencé par un noyau manipulé, vite copié par quelques citoyens crédules et ainsi transformé en un mouvement social qu’on appellera, si on veut « révolution ».
Au début, il y a eu un groupe de soi-disant, cyber-activistes bien briefés par les maîtres de la cyber-révolte d’outre atlantique. Puis, et devant la timidité du sursaut de la population locale, et pour attiser le feu de la haine, il y a eu infiltration d’éléments « bénévoles » djihadistes à travers les frontières qui avaient pour rôle de tirer sur tout ce qui bouge et de violer tout ce qui porte une jupe. Le tout filmé, et même relooké, par des chaines satellitaires acquises à la cause.
Mais en Syrie, devant la puissance restée plus ou moins intacte de l’armée, tout cela s’éternise et tourne au fiasco général, à force de devenir de par trop visible et flagrant. Il y aurait même tendance à chercher une sortie autre que par les armes, surtout quand les « frères » ainés d’Al Qaïda en Irak entrent sur la ligne et prétendent parrainer les djihadistes en Syrie. D’un coup, d’un seul, les alliés de l’occident reculent alors qu’ils étaient sur le point d’intervenir. Les « insurgés » de l’intérieur crient à la trahison, dépités de voir le morceau s’éloigner alors qu’ils y étaient presque. Ils ont beau râler que ces mercenaires venus d’au delà les frontières, ils ne les connaissent ni d’Eve ni d’Adam, rien n’y fait, puisqu’ils ont depuis le début dit que c’était des frères d’armes et qui représentaient le peuple syrien !
Donc, en revenant à ce qui aurait pu se passer en Tunisie, il y a deux ans, on se surprendrait presque à donner raison à Ben Ali quand il accusait des bandes inconnues de types cagoulés qui semaient la terreur et la mort. On se s’en voudrait presque d’avoir rit de Gaddafi quand il a parlé de mercenaires à la solde d’Al Qaïda financés par les impérialistes via le Qatar.
D’ailleurs, parmi les nouveaux éléments qui ont émergé ces derniers jours, il y a les déclarations d’un certain Chedly Sahli, surnommé « boite noire » du ministère de l’intérieur du temps de Ben Ali, qui a assuré qu’il y avait des bandes de criminels armés qui se sont infiltrés à partir des frontières avec l’Algérie, sans pour autant qu’il y ait la moindre connivence du gouvernement algérien. Ces individus ont commis des atrocités et ont tiré sur des manifestants, mais aussi sur des agents de l’ordre et des militaires, et qui n’ont toujours pas été inquiétés. Ce qui expliquerait, par ailleurs, en partie qu’il y ait eu une majorité de tués par balles dans les gouvernorats mitoyens de la frontière algérienne comme Kasserine (et surtout Thala), Gafsa et Sidi Bouzid.
Toujours selon les déclarations de Chedly Sahli, et d’après certains sites d’information, on pouvait compter parmi les « martyrs » en Tunisie au moment des évènements, pas moins de 21 individus tués par les forces de sécurité alors qu’ils combattaient les armes au poing.
Il serait, donc, légitime, sachant ce qu’on sait des différentes versions de ce soi disant printemps arabe, de se poser des questions par rapport à ces individus armés qui sillonnaient le pays en long et en large, semant la mort et la terreur. Qui sont-ils ? Qui les a armés ? Et qui les a couverts et continue, apparemment, à les couvrir?

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