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Tunisie: BCE évalue l’alliance avec Ennahdha, tacle Hamma Hammami et parle de 2019

Le président de la République , Béji Caïd Essebsi, a évoqué, lundi soir lors d’une interview télévisée  accordée à Al Wataniya 1, plusieurs sujets d’actualité et questions brûlantes, à savoir, l’alliance avec Ennahdha, l’attitude à l’égard de Hamma Hammami, l’adoption de la loi de réconciliation et les élections de 2019.

Concernant son alliance avec le Mouvement Ennahdha, contrairement à son habitude, le président Essebsi a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette alliance, affirmant qu’elle a “réussie” jusqu’à présent étant donné qu’elle permis une gestion consensuelle des affaires du pays.

Toutefois, Béji Caïd Essebsi, a tout de même concédé qu’Ennahdha devait encore fournir davantage d’efforts.

Interrogé sur Hamma Hammami, le président de la République a piqué une colère vive , fustigeant l’attitude du porte-parole du Front populaire qu’il a traité de “pervers” en référence à un verset coranique.

Il a mis en doute la véracité des des déclarations de Hammami qui oeuvre à induire en erreur l’option publique en rapportant de fausses assertions sur le compte du président notamment son intention de faire de son fils son héritier.

Béji Caïd Essebsi a violemment critiqué Hamma Hammami auquel il reproche de ne pas respecter la personne de président de la République, lui rappelant qu’il “a été élu par plus d’ 1.737.000 électeurs alors que lui Hamma Hammami ne représente pas 200 personnes”.

Abordant l’adoption de la loi de la réconciliation administrative, Béji Caïd Essebsi a d’abord voulu lever un équivoque en affirmant qu’il ne s’agit pas d’un projet de la présidence de la République étant donné que celui de la présidence a été amendé en commissions à l’Assemblée des représentants du peuple.

Béji Caïd Essebsi a fustigé l’attitude de l’opposition lors du vote sur le projet de loi, l’accusant d’avoir voulu empêcher l’Assemblée et les députés de la majorité d’adopter le texte de cette loi.

C’est une attitude qui ne sied pas à la démocratie, a-t-il dénoncé, demander à la minorité parlementaire de respecter la volonté de la majorité et les règles de la démocratie.

Interrogé sur son intention de se se représenter aux présidentielles de 2019, Essebsi est resté vague, assurant que cela dépendait de plusieurs facteurs, à savoir s’il serait vivant ou possédant les capacités nécessaires pour de diriger les pays.

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