Politique

Tunisie – Composition du prochain gouvernement : çà s’annonce mal !

On n’a pas cessé de le crier, et nombreux sont ceux qui sont de cet avis. On pourrait, même, dire qu’il y a unanimité sur le sujet, hormis, bien sûr, quelques illuminés qui ne sont pas de cet avis, cupidité oblige.

Tout le monde est, donc, d’accord, pour insister sur le fait que la conjoncture actuelle par laquelle passe le pays, impose la recours à un gouvernement de compétences technocrates, et qui devraient jouir d’un degré certain de patriotisme, pour qu’ils puissent, si jamais c’est encore possible, tirer le pays de cette situation dans laquelle l’ont plongé les « compétences » partisanes, ou les pseudo-politiciens qui ont été plébiscités chacun par un parti si ce n’est plus.

L’expérience a montré, sans le moindre soupçon de doute, et çà depuis près de sept ans, que l’élite qui a veillé aux affaires de l’Etat, depuis l’avènement (heureux) de la révolution, a contribué à sa perte, le menant vers le désastre dans lequel il stagne de nos jours.

Donc, en ce moment de crise, trop c’est trop ! Il va falloir jeter aux oubliettes toute cette élite, et essayer, ensemble, de sauver ce qui reste à sauver des meubles, en faisant appel à des technocrates patriotes, qui n’ont de loyauté qu’envers la Tunisie, et Dieu sait si la Tunisie n’en regorge pas.

Or telles que les choses s’annoncent, il semblerait bien qu’on soit mal partis, ou, plutôt, bien partis pour un autre cycle de médiocrité. Puisque les chefs des partis ne cessent d’affûter leurs armes et entendent rencontrer le chef du gouvernement, en vue de lui dicter leurs désirs et leurs conditions pour plébisciter sa prochaine formation, en lui laissant sur le bureau une enveloppe contenant les noms des éminences qu’ils « recommandent » pour tel ou tel portefeuille.

Et comme le ridicule ne tue point, et que la médiocrité ne reconnait aucune règle de limite, ce sont les plus mauvais qui entendent ouvrir le bal des entretiens avec Chahed. Puisque ces pointures ont le don de pousser l’insolence jusqu’à ne point reconnaitre leurs erreurs du temps qu’ils étaient au pouvoir, et croient dur comme fer qu’ils devraient y être encore, au pouvoir, et qu’il est plus que temps de reprendre les rênes du pays.

Dans ces conditions, Chahed ferait bien de garder son équipe actuelle, qui bien que tronquée et manquant un bon nombre de ministres, fera certainement beaucoup mieux que ceux que certains voudraient imposer au sein du prochain gouvernement. Car ce que devrait comprendre Chahed, c’est que l’échec de sa prochaine formation, tout comme celui de l’actuelle lui sera attribué, en tant que chef de l’orchestre. Et il pourra, ainsi, dire adieu à tout espoir de semblant de carrière politique.

Quant au chantage politique auquel ils le soumettent, en lui faisant envisager le retrait de leur soutien, faudrait-il lui rappeler qu’il avait, un moment donné, obtenu le meilleur des soutiens dont pouvait rêver un homme politique, et qui est celui du peuple ? Faudrait-il lui rappeler qu’il aurait du continuer sur sa lancée dans sa campagne de lutte contre la corruption et mettre en cage les vrais corrompus qui ont saigné à blanc la trésorerie du pays, et qui osent, maintenant, à la faveur de la trêve qu’il semble leur avoir consenti, reprendre du poil de la bête après avoir été, des semaines durant, comme des bêtes traquées, aux abois, et osent venir à lui, lui dicter leurs conditions et le menacer de le contrer?

De toutes les façons si jamais Chahed plie aux exigences de ces comploteurs saboteurs du pays, on pourra dire adieu à, au moins, deux choses : Un beau pays qui se nommait jadis, la Tunisie ; et un beau jeune homme promu à un bel avenir politique et social qui se nommait Youssef Chahed !

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