Tunisie – L’UGTT devrait faire plus attention à son capital sympathie et son image de marque

Personne ne pourrait mettre en doute l’importance de l’UGTT, sur la scène politique en Tunisie, en tant que force d’opposition à toute possibilité d’hégémonie des parties au pouvoir… Tout comme personne ne pourrait nier que l’UGTT représente, pour la grande majorité des tunisiens, la seule bouée de sauvetage à laquelle ils tendent, tous, de s’agripper pour espérer une sortie de la crise politique et sociale et de la pauvreté rampante qui gagne de plus en plus de terrain dans la société tunisienne à cause de la cherté de la vie et la voracité de certaines classes comme les agriculteurs, aveuglément soutenus par une UTAP totalement acquise à leur cause et qui ne tient aucunement compte du pouvoir d’achat, ni de la vie du tunisien.

L’UGTT, représente, donc, en ces moments difficiles, une force politique incontournable qui a son poids dans la balance des forces en place.

Mais il faudrait, tout de même, que la toute puissante centrale syndicale, ne soit pas tentée par le mirage de maîtriser le pouvoir, au point de mettre en péril son image de marque et son capital sympathie auprès des tunisiens.

Et ce n’est, certainement pas en s’attaquant de front à l’avenir des élèves ni en remettant en cause l’avenir des enfants des tunisiens que l’Union va pouvoir sauvegarder sa place dans le cœur des tunisiens ni son importance sur l’échiquier politique.

Ces derniers jours, quelque chose de grave,  annonciatrice de grands problèmes, est en train de se généraliser à travers les régions. Il s’agit de la grogne et du ras-le-bol des élèves et de leurs parents, des frasques du tout puissant Lassaâd Yaâkoubi, le Big Boss du syndicat des enseignants, qui n’a aucun scrupule à ternir l’image de toute l’organisation syndicale, en hypothéquant l’avenir et les études des enfants du tunisien.

On est en train d’assister à la multiplication des manifestations des élèves, soutenus par leurs parents, pour exiger leur droit aux études et aux examens.  On l’a dit mille fois et on ne le répétera jamais assez, le tunisien est capable de tout subir,  de tout pardonner, mais pas qu’on touche à un cheveu de sa progéniture et encore moins à son avenir.

Or, Lassaâd Yaâkoubi, fort de l’importance du syndicat des enseignants et du nombre de ses adhérents, n’est pas en train de prendre en otage seulement les élèves tunisiens, mais aussi, peut-être sans le savoir (ou, peut-être que si), il prend en otage toute l’UGTT, qui commence à perdre de son capital sympathie auprès des pères de familles qui voient avec appréhension leurs efforts et leurs dépenses, pour assurer l’éducation de leurs enfants, partir en fumée.

De ce fait et en plus de trouver une issue assez rapide et équitable à la crise sociale et au blocage des négociations salariales dans la fonction publique, l’UGTT devrait essayer, un tant soit peu, de se démarquer de ce demi-dieu de Lassaâd Yaâkoubi, pour reconquérir sa place et son statut de potentiel sauveur du pays et des citoyens.

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