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Tunisie: Samir Dilou ne s’embarrasse pas des portraits de Morsi à la fête de l’Indépendance

Tunisie: Samir Dilou ne s’embarrasse pas des portraits de Morsi à la fête de l’Indépendance

BN5620SAMIR-DILOU-03121Que le symbole de “Rabaa” ou que des portraits du président égyptien déchu, Mohamed Morsi s’invitent à une fête nationale, en l’occurrence celle de l’Indépendance, Ennahdha ne s’en embarrasse pas outre mesure.

Invité, jeudi, sur les ondes de Mosaique Fm, l’ancien ministre de la justice transitionnelle et dirigeant au mouvement Ennahdha, Samir Dilou a estimé qu’il n’est pas criminel de brandir des portraits du président égyptien déchu ou d’afficher le signe de “Rabaa”, symbole illustrant le soutien aux manifestations pro-Morsi.

Petit rappel des faits: désertée, hier, par les forces démocrates, l’avenue Habib Bourguiba, principale artère de la capitale a été investie par les partisans du mouvement Ennahdha, ceux-là mêmes qui dans un déni total de l’histoire et de la mémoire collective avaient boudé l’année dernière la fête de l’Indépendance. Pas un simulacre brin d’unité nationale ou de festivité n’avaient été affichés l’année dernière.  Cependant, les vents tournent et sur un air de pré-campagne électorale, l’unité est un de ces exemples que toutes les forces politiques se doivent d’incarner s’ils ont à dessein de faire la course en tête.  Adepte des équivoques et des louvoiements, Ennahdha semble l’avoir compris mais se trahit en englobant pêle-mêle les symboles des dictatures et les miliciens des Ligues de la Protection de la Révolution.

Pourtant à en croire Samir Dilou, consigne a été donnée pour éviter ces dérapages.  A fête nationale doit correspondre tout ce qui s’apparente à la Nation.

Aussi,  le dirigeant d’Ennahdha s’est il insurgé contre les rumeurs portant sur d’éventuelles contreparties ou cautions tunisiennes quant au bannissement du mouvement Ennahdha afin de jouir du soutien des pays du Golfe.

“Ennahdha est une composante essentielle du paysage politique tunisien”  a-t-il vociféré.

Il a, par ailleurs, qualifié de “blague” les informations distillées par un journal koweïtien et selon les quelles Rached Ghannouchi a proposé sa candidature au titre suprême de guide de l’organisation internationale des Frères musulmans.

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