Politique

Tunisie – Youssef Chahed ne pourra pas continuer ainsi…

Le chef du gouvernement, quoi qu’on en dise et quoi qu’on lui reproche, est en train de se démener et de se défoncer au travail. Il est sur tous les fronts à la fois. D’aucuns diraient qu’il est en train de faire sa campagne électorale… Mais quelles que soient les raisons qui l’animent, on ne pourra pas nier qu’il est en train de faire des efforts, parfois surhumains, pour tenter d’avancer, contre vents et marées.

Mais un gouvernement n’a jamais et ne pourra jamais fonctionner de cette façon. Un gouvernement ne pourrait se résumer à un chef qui se démène comme un pauvre diable sur tous les fronts et une poignée de ministres qui tentent de suivre la cadence, avec plus ou moins de réussite et surtout, avec bon nombre de personnes qui pourraient être tout ce qu’ils veulent, sauf ministres. Il serait inutile qu’ils s’entêtent, encore plus à essayer de se maintenir, tout en continuant à ruiner le pays, chacun au niveau de son secteur d’action.

Le chef de gouvernement, devrait prendre son courage à deux mains et se débarrasser de certains pseudo-ministres, qu’il traîne comme des boulets aux chevilles. Il devrait oser montrer sa force de caractère, comme il a si bien su le faire avec son propre parti, avec les autres formations politiques qui lui imposent des personnes dans son gouvernement qui ne font que freiner son travail et faire tomber à l’eau ses efforts.

Ce qui constituerait, en soi, un début de déblocage de la situation de crise. D’après le fameux questionnaire qui lui a été adressé par l’instance politique de Nidaa, ce qui préoccupe le parti, c’est le degré des liens de Chehed avec Ennahdha. Or, il suffirait qu’il ose franchir le pas et refuser de se plier aux caprices d’Ennahdha de maintenir, par exemple, le ministre de la santé, qui a ruiné le secteur avec ses conseillers, tous du même parti.

Il suffirait qu’il fasse cela, en plus de se débarrasser de quelques autres boulets, pour pouvoir, d’abord, mieux avancer dans ses objectifs, mais aussi, adresser un message fort aux deux principaux protagonistes de la scène politique ; en donnant un début de réponse aux questionnements de ses anciens amis de Nidaa et en imposant un tant soit peu, son autorité et ses prérogatives constitutionnelles à Ennahdha, tout comme il l’a fait avec son (ex) parti.

Vu le rythme de certains de ses ministres et malgré toute la bonne volonté du monde, il ne pourra jamais honorer le millième de ses déclarations et de ses promesses. Et là, c’est sa parole, sa renommée et son avenir politique qui sont en jeu !

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