Monde

Réunion d’urgence ce vendredi du Conseil de sécurité sur Jérusalem: la montagne accouchera-t-elle d’une souris?

A la demande de 8 pays dont la France, l’Italie, la Suède et le Royaume-Uni, le Conseil de sécurité des Nations unies,  se penchera ce vendredi 08 décembre 2017 sur la décision du président américain Donald Trump reconnaissant Al-Qods (Jérusalem) comme capitale d’Israël, foulant aux pieds les décisions de l’organisation onusienne et du consensus sur le statut de cette ville abritant les symboles des trois religions monothéistes.

Faut-il nourrir trop d’espoir sur cette session du Conseil de sécurité lorsqu’on sait que les Etats-Unis, par qui le mal est arrivé, sont membre permanent du Conseil et de ce fait, détiennent le droit de veto?

L’ONU serait-elle une arme des puissances mondiales s’opposant à toute décision n’allant pas dans leurs intérêts.

Ainsi, rien de contraignant ni d’inquiétant ne sortira de ce Conseil de sécurité allant à l’encontre des Etats-Unis ou d’Israël  étant donné que cette instance a toujours été une tribune pour la défense de l’Etat hébreu au point qu’il se permet jour et nuit de bafouer les décisions et les résolutions onusiennes sans aucune crainte.

D’ailleurs, la persistance du conflit plus de soixante ans, s’explique par la complicité tacite dont jouit Israël au sein de l’instance onusienne.

A part quelque condamnation de la part de quelques pays occidentaux pour se donner bonne conscience mais qui n’iront pas plus loin que l’effet de paroles en l’air, cette réunion du Conseil de sécurité ne sera qu’une rencontre formelle qui, malheureusement , dévoilera encore une fois, l’impuissance de la communauté internationale face au conflit israélo-palestinien.

La volonté d’une puissance triomphe toujours  sur les droits des autres peuples quelque soit la légitimité de leur cause.

Toutefois, cette décision de Donald Trump, quelque soit ses motivations,          n’attirera aux Etats-unis  que des déboires  et une isolation de plus en plus grande du pays sur la scène internationale en raison des politiques de repli sur soi adoptée par la nouvelle administration américaine.

Mais le fait qu’on débatte au sein du Conseil de sécurité de l’ONU d’une décision des Etats unis considérée comme illégale est déjà en elle-même une grande victoire, selon des analystes qui soulignent que Washington sera mise au ban des nations et obligée d’être sur la défensive.

Les manifestations populaires ne feront qu’apporter davantage de haine à l’encontre de l’Oncle Sam et de ses politiques calamiteuses qui ne font qu’attiser les tensions dans un monde qui aspire à la paix, à la sécurité et surtout à la lutte contre l’essor des extrémismes de tout bord.

A l’approche de l’éradication de l’organisation terroriste Daech qui a tenu en haleine plus de trois ans le monde entier avec ses crimes odieux et barbares, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la finalité de la décision du nouveau locataire de la Maison Blanche qui vient à peine de franchir le cap de sa première année.

Verra-t-on immerger une nouvelle organisation islamiste radicale aussi affreuse et cynique que Daech qui sèmera la mort et la désolation. Toutes les conjonctures sont malheureusement envisageables.

L’injustice et l’oppression des peuples, ainsi que la spoliation de leurs droits n’engendrera que la haine, la vindicte et la violence.

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut