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Tunisie – Les dessous de l’affaire d’arbitrage entre Slim Chiboub et l’Etat tunisien

Le gendre de l’ex-président Ben Ali, l’homme d’affaires Slim Chiboub, s’est plaint, à travers des médias de l’énormité de la somme exigée par les représentants de l’Etat dans l’arbitrage de l’affaire qui les oppose.

En effet, Slim Chiboub avait proposé sept millions de dinars pour dédommager l’Etat des torts qui lui auraient été causés de sa part dues à ses transactions du temps où il était le gendre du président en exercice du pays, statut qui lui aurait facilité beaucoup de choses.

De son côté, l’Etat voit les choses autrement et revendique une somme de 1120 milliards. Une montant contesté par l’intéressé qui le trouve beaucoup trop excessif et dépassant les valeurs des transactions qu’il avait réussi à conclure à l’époque.

Méthode de calcul :

Slim Chiboub aurait amassé sa fortune, selon le représentant de l’Etat tunisien, en empochant des commissions sur certaines transactions qui seraient de l’ordre de 10%. Tout calcul fait avec le taux de change actuel, l’Etat a estimé à plus de 250 milliards, les commissions touchées par l’intéressé lors de grandes transactions, comme celle de l’achat par l’Etat de milliers de voitures d’une seule marque, au profit de toutes les municipalités du pays, ou celle de l’achat par la Tunisie d’un certain nombre d’avions chez le constructeur américain Boeing.

D’un autre côté, le représentant de l’Etat tunisien considère que Slim Chiboub, en compagnie, principalement, de trois autres personnes, en l’occurrence, Belhassen Trabelsi, Imed Trabelsi et Sakhr El Matri, est en grande partie, à l’origine de l’immense tort occasionné à l’image de la Tunisie et à l’aggravation du phénomène de corruption qui touche, désormais, tous les rouages de l’Etat. Il fallait, de ce fait, que la somme demandée prenne en considération la taille du préjudice moral occasionné à l’Etat. Ce préjudice est estimé à trois fois le montant soit plus de 750 milliards.

Sachant que, dans ses calculs, le ministère assure n’avoir pris en considération que les affaires touchant les intérêts du pays. Les autres grandes affaires conclues par Chiboub, en dehors de la Tunisie, comme en Libye ou en Irak, n’ont pas été prises en compte.

Ainsi, la somme demandée par l’état est très loin de celle proposée par Slim Chiboub.

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