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Tunisie-Vidéo: Rafik Abdessalem diffame certains journalistes, sans preuves!!

Tunisie-Vidéo: Rafik Abdessalem diffame certains journalistes, sans preuves!!

Une conférence de presse s’est  tenue le 18 septembre 2012 au siège du ministère des   Affaires Etrangères, pour que le ministre,  Rafik Abdessalem, présente un rapport sur  les deux  principaux évènements concernant le ministère à savoir  l’assaut des manifestants salafistes  contre l’ambassade américaine à Tunis et au naufrage du bateau des immigrés clandestins au large de l’île italienne de Lampedusa.

Rafik Abdessalem soucieux de la « bonne image » de la Tunisie

Dès le début, la conférence a mal commencé. En effet Rafik Abdessalem,  n’a pas respecté l’horaire prévu pour le début de la conférence à savoir 10h du matin. Il est venu avec  45 minutes de retard, sans présenter la moindre excuse et en avançant le fallacieux  prétexte que la conférence était prévue selon lui pour 10h30.

Plusieurs journalistes ont protesté en lui répondant que le communiqué officiel qu’ils ont reçu portait en toutes lettres l’heure de 10h, sans aucune erreur possible.

Rafik Abdessalem a ignoré cette protestation, et a démarré sa conférence de presse sans présenter la moindre excuse…

En outre, le ministre  a décidé de rester dans les généralités et de jouer aux journalistes une partition du style «  Tout va très bien madame la Marquise ».

Au lieu de présenter un bilan détaillé des deux évènements en termes de dégâts et de victimes, et d’exposer aux journalistes les mesures adoptées par le ministère pour faire face aux conséquences économiques, politiques, et diplomatiques de ces tragédies, Abdessalem n’a parlé que de l’image « pertinente » de la Tunisie à l’échelle internationale.

De même, il a étonné les journalistes présents par ses propos lénifiants portant sur son absolue certitude, que ce type d’évènements ne pourra jamais se reproduire à nouveau !!

Comme si Rafik Abdessalem voyait l’avenir comme un devin, ou que les salafistes lui avaient formellement assuré la non répétition de ces attaques !!

D’autre part, il a affirmé que non seulement le gouvernement, les partis politiques et la société civile doivent s’occuper de la sécurité du pays,  mais aussi tous les Tunisiens doivent se prendre en charge, et s’occuper de la sécurité de leur pays.

Dans ce cas plusieurs questions se posent : Est-ce que le ministre veut écarter la responsabilité du gouvernement dans ces graves événements, pour  en faire porter la responsabilité au peuple tunisien tout entier ?

De plus, pourquoi le ministre n’a-t-il fourni aucune explication et justification aux défaillances et à la mauvaise gestion du gouvernement de ces crises, de portée internationale qui ont déjà gravement nui à l’image positive de la Tunisie dans l’opinion internationale?

 

Rafik Abdessalem : Un « ministre » qui  dépasse les bornes et diffame les journalistes sans aucune preuve !!

Rappelons qu’un ministre en exercice est tenu, non seulement au devoir de réserve que lui impose sa fonction, mais aussi à une modération et une courtoisie dans ses propos  car il n’exprime pas son point de vue personnel mais la position du gouvernement sur tel ou tel sujet, c’est-à-dire qu’il projette l’image de son pays à travers ses propos officiels.

Le  ministre a voulu donner une image idéalisée de la Tunisie et a esquivé  le sujet de la conférence, à savoir les informations qu’il devait fournir aux journalistes concernant les derniers évènements.

Sachant que les journalistes présents étaient venus dans le seul  but d’entendre les explications et les mesures à prendre par le gouvernement pour gérer cette crise diplomatique.

Suite à une remarque  formulée  par la correspondante de TunisieNumérique présente à la conférence qui a exprimé démocratiquement son désaccord avec la vision  trop optimiste de Rafik Abdessalem, ce dernier a totalement oublié son devoir d’objectivité et a attaqué la journaliste sur un plan personnel en l’accusant de façon détournée et sans aucune preuve, d’être à la « solde de l’ancien régime », puisque elle a une vision plus négative que lui de la Tunisie, ce qui constitue juridiquement  une diffamation. La journaliste en question n’a que … 24 ans! De quelle ancienneté parle-t-on à cet âge !

En effet, les journalistes présents n’ont pas apprécié cette accusation qui ne visait pas seulement la journaliste de TunisieNumérique mais d’autres journalistes qui n’étaient pas d’accord avec les propos tenus par le ministre.

Une question se pose alors : les journalistes qui critiquent démocratiquement le gouvernement et ses représentants, vont-ils faire l’objet de la vindicte de Rafik Abdessalem, après Lotfi Zitoun et Habib Ellouz, qui ont publiquement appelé à attaquer les médias considérés  comme hostiles au gouvernement et vont-ils se retrouver prochainement dans la fameuse liste noire dont les  menace sans cesse le gouvernement actuel ?

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