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Tunisie: IJABA n’exclut pas une année universitaire blanche et accuse le ministère

Le coordinateur général de l’Union des Enseignants Universitaires et Chercheurs Tunisiens (IJABA), Nejemeddine Jouida, a souligné dans une déclaration à Tunisienumérique lundi, 21 mai 2018, la possibilité d’aller vers une année universitaire blanche, affirmant que c’est le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique qui en est la cause.

Il a rappelé que les professeurs universitaires sont en grève depuis presque cinq mois et que le Ministère n’a rien fait pour répondre à leurs revendications.

Jouida a ajouté, dans le même contexte, qu’il considéré que le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique a pris en otage les enseignants et les étudiants en ne traitant ni avec sérieux ni diligence le dossier des professeurs d’université.

Il a souligné que le syndicat IJABA fait assumer au ministère l’entière responsabilité du sort de l’année scolaire en cours, d’autant plus qu’ils a envoyé des demandes pour une négociation sérieuse et n’a reçu de réponse  que maintenant, lors de la dernière réunion qui  a regroupé le syndicat et le Ministère le 20 avril dernier.

Evoquant le nombre de professeurs en grève, il a signalé qu’il a atteint maintenant 2500 professeurs dans 102 établissements, sachant que 150 mille étudiants n’ont pas effectué d’examens depuis janvier dernier.

Il a ajouté que certaines institutions universitaires ont été entièrement fermées à l’instar de la Faculté des Sciences de Monastir et la Faculté des Sciences de Gabès, l’Institut supérieur des sciences et de la technologie à Mahdia, l’Ecole des Ingénieurs à Carthage, tandis que certaines institutions universitaires ont commencé aujourd’hui à effectuer des examens de manière partielle.

Concernant les revendications du syndicat IJABA, le coordinateur a indiqué qu’il s’agit essentiellement de trois demandes : la première est de donner la priorité à l’université publique et la recherche scientifique à travers des textes juridiques et de fournir les moyens matériels nécessaires à l’enseignement supérieur. La deuxième concerne l’application de l’échelle de la grille salariale de la fonction publique pour les professeurs universitaires. La troisième est de procéder à des recrutements par concours pour les détenteurs de diplômes de doctorat.

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