Tunisie – Les partis au pouvoir n’ont pas retenu la leçon

L’année dernière, au lendemain des élections de l’assemblée constituante, tout le monde était, au moins, d’accord sur un sujet : les partis « perdants » ont été en grande partie victimes de leur campagne, ou plutôt faudrait-il dire « contre campagne » ?

En effet, de l’aveu même des partis qui ont eu des scores en deçà du prévu, la grande gaffe qu’ils avaient commise, c’était de focaliser toute leur campagne sur la « diabolisation » d’Ennahdha. Ils en avaient même oublié d’éclaircir leurs propres points de vue, leurs programmes électoraux. Ils se sont fait un point d’honneur de massacrer ceux d’Ennahdha. Ils l’ont avoué, assimilé, et semblent vouloir se ressaisir pour les prochaines échéances en mieux s’organisant, en tissant des alliances, en fignolant leur communication…

Paradoxalement, et à l’approche de cette échéance (qui n’est toujours pas fixée), on s’étonne de voir la communication des partis de la Troïka dévier vers le même sentier d’agressivité à outrance envers leurs concurrents, Nidaa Tounes, essentiellement. Ils auraient, peut être, mieux fait de revoir leur programme d’il y a un an, et de faire une sorte d’autocritique qui les aurait fait assurément gagner en crédibilité.

Depuis la mi-septembre, on assiste à une « désorganisation » totale de la communication de ces partis. Tout le monde prend la parole à la moindre occasion pour, justement, lyncher la formation de Béji Caïed Essebsi. Il n’y a plus de porte-parole qui tienne, chaque département semble s’être payé les services de son propre porte-parole. Même les cyberactivistes de ces partis s’y mettent à corps perdu.

Or, il semble, d’après les derniers sondages du moins, que cette tactique est plutôt bénéfique pour Nida Tounes qui s’en sort avec l’image de « la grande » formation qu’on redoute et qu’il faut « abattre ».

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