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Erdogan menace l’Europe par le fameux principe de la « légitimité démographique » si cher à Rached Ghannouchi

Le dirigeant turc, Erdogan, qui semble chauffé à blanc, par on ne sait quel sombre mécanisme de sa personnalité, s’est lancé dans une nouvelle série de propos provocateurs à l’attention du Vieux continent, une cible qu’il affectionne particulièrement ces derniers temps.

«J’en appelle à mes citoyens, mes frères et sœurs en Europe…  Allez vivre dans de meilleurs quartiers. Conduisez les meilleures voitures. Vivez dans les meilleures maisons. Ne faites pas trois, mais cinq enfants. Car vous êtes l’avenir de l’Europe. Ce sera la meilleure réponse aux injustices contre vous.» Voilà le conseil qu’a donné Recep Tayyip Erdogan aux Turcs expatriés.

Le président turc a livré ses recommandations lors d’un meeting le 17 mars dans la ville d’Eskisehir, au cours duquel il s’exprimait sur la réforme constitutionnelle soumise à un référendum qui doit se tenir le 16 avril.

Il reprend, ici, un principe, cher aux frères musulmans, et à tous les groupes islamistes, qui est celui de la « légitimité démographique », et qui consiste à envahir les nations de l’intérieur, en enfantant un maximum de gosses, afin de prendre le dessus, démographiquement, sur les peuples originels. Ce qui se voit, de nos jours, et même, depuis l’ère Ben Ali, chez les membres d’Ennahdha, en Tunisie, ce qu’on voit, par ailleurs, chez les palestiniens de Hamas, et ce que l’on voit, surtout, chez Daech, dont la première priorité est de violer les femmes et d’en ramener de partout, pour en faire des génitrices des futures générations de terroristes.

Ces derniers jours, On ne retient plus Erdogan, qui a enchaîné les attaques contre l’Europe. Le 16 mars, il avait, en effet, accusé la Cour de justice de l’Union européenne d’avoir «lancé une croisade contre le croissant», celle-ci ayant estimé qu’une entreprise pouvait, si elle le souhaitait, interdire le foulard islamique.

Après avoir interdit à deux ministres turcs de venir s’adresser aux expatriés à Rotterdam, les Pays-Bas ont également été la cible d’attaques répétées de la part de Recep Tayyip Erdogan, qui les a notamment traités de «nazis» et de «fascistes».

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