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La HAICA met en garde contre la régression de la liberté d’expression en Tunisie

A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de presse, la HAICA a indiqué que malgré les réalisations importantes dans le domaine de la liberté de presse, celles-ci ne peuvent occulter les indicateurs négatifs inquiétants qui ont des impacts sur la liberté de la presse et l’indépendance de la profession.

La Haute Instance a assuré, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse qui coïncide avec son 4ème anniversaire « la nécessité de rassembler les énergies des professionnels, des partis et des organisations de la société civile pour faire face à ces graves régressions». Elle a de même appelé les députés au sein de l’ARP de « prendre des décisions historiques et empêcher l’adoption de lois qui touchent à la liberté et l’indépendance de la presse ».

La HAICA a aussi appelé les différents médias à « assumer leurs responsabilités » et s’opposer à tout ce qui pourrait nuire aux valeurs démocratiques du journalisme en Tunisie tout en œuvrant à améliorer la situation globale des journalistes, du point de vue social et économique. En effet, environ 50% des journalistes reçoivent des salaires inférieurs à 400dt.

La HAICA a critiqué entre-autres les choix de nommer à la tête de certains médias, des personnes qui étaient au service de l’ancien régime, aussi les médias illégaux qui continuent à exercer, soutenus par des partis politiques. « La politique des partis au pouvoir envers le dossier médiatique » a à son tour été critiquée pour avoir « donné une sorte d’immunité » à certaines entreprises médiatiques et leurs dirigeants. Selon la HAICA “le gouvernement n’a pas assumé ses responsabilités envers les médias régionaux et associatifs” et ne les a pas soutenu suffisamment ce qui a entraîné la fragilité de ces dernières. La vulnérabilité de ces médias les a rendus faciles à manipuler et à exploiter de manière à menacer considérablement leur liberté et leur indépendance.

Notons enfin que la HAICA a noté ses efforts de communiquer avec le gouvernement en rapport avec le décret  alternatif 116 qui régit la liberté des médiats audiovisuels, sans qu’il n’y ait de réaction de la part de ce dernier.

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