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La finale de la coupe de Tunisie de Football : Une rencontre à haut risque et sous haute tension

 

Les déclarations commencent à fuser de toutes parts, en rapport avec ce qui va se passer au cours de la finale de la coupe de Tunisie de football qui se déroulera ce dimanche au Stade de Rades.

Ainsi, et probablement parce qu’ils sont au parfum de certains risques de dérives à cette occasion, les autorités sportives ont pris des mesures exceptionnelles, comme le maintien des gradins principaux du stade vides et la mise en place de puissants hauts parleurs, capables de diffuser une musique assez forte pour masquer les cris et, peut-être, les injures du public.

De leur côté, les supporters du club de la capitale, protagonistes de cette finale, ont fait savoir qu’ils boycotteraient le match, vu qu’ils ne décolèrent pas, suite au décès de l’un des leurs, il y a quelques semaines, dans les environs du stade de Rades.

En effet, des groupes de supporters persistent à accuser les policiers d’avoir causé la mort de leur jeune ami et exigent que justice soit faite. Ils semblent, malgré leur menace de boycott, prêts à en découdre avec les agents de l’ordre qui sécuriseront la finale.

Pour leur part, les policiers sont, plus que jamais sous les feux des critiques. Ce qui n’a, étrangement pas empêché, certains d’entre eux d’avoir un comportement, pour le moins qu’on puisse dire, « curieux ». En effet, quelques jours à peine après le malheureux décès du supporter clubiste et à l’issue d’un match sans grands enjeux, qui ne devait pas, en principe, déchaîner les passions, puisqu’il s’agissait d’une rencontre de basketball habituelle, certains policiers se sont, comme qui dirait, appliqués à faire un large étalage de leur agressivité et de leur force. Ils s’en sont, en effet pris à des jeunes supporters, les tabassant de façon sauvage, sous les flashs des appareils photo et autres caméras et sous le regard impuissant de leurs collègues qui n’arrivaient absolument pas à calmer leurs ardeurs.

Au vu des séquences vidéo qui ont circulé à propos de ces faits, on peut supposer que ces policiers agissaient sous « une certaine impulsion » et à l’encontre des directives, au grand dam de leurs collègues qui n’arrivaient pas à les raisonner. De là à insinuer que ces policiers indélicats ont, délibérément bafoué les ordres, pour se laisser filmer par des caméras étonnamment bien placées, pour immortaliser leurs actes, et les utiliser à de sombres desseins, il n’y avait qu’un pas que de nombreux observateurs n’avaient qu’à franchir, allant jusqu’à insinuer qu’aussi bien dans les rangs des policiers que dans celui des supporters, il y aurait des éléments aux « desseins curieux », qui chercheraient à discréditer l’appareil sécuritaire tout entier.

C’est, donc, dans cette atmosphère tendue et ce contexte à très haut risque que se déroulera, ce weekend, la finale de la coupe. Un match qui ne saurait souffrir le moindre dépassement et qui risque, dans le cas contraire, de « nuire considérablement » au Ministre de l’intérieur, le très performant Lotfi Brahem, qui ne semble, décidément pas avoir que des amis, justement, à cause de ses performances qui commencent à « agacer » dans certaines sphères, qui ne seraient pas mécontentes, si jamais, çà foirait à Rades, ce dimanche !

Un match périlleux, essentiellement pour Lotfi Brahem, en définitive… Mais pas que pour lui… Ce serait aussi à très haut risque pour une certaine dame qui se prépare à endosser la jellâba de maire de Tunis et que certaines rumeurs récurrentes affirment que son parti serait prêt à lâcher, en contrepartie d’un éventuel départ de Brahem ???

 

 

 

 

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