Politique

Les tunisiens,la politique et la révolution (1ère partie)

Une enquête en ligne pour évaluer  l’implication des tunisiens dans la vie politique de la phase post-révolutionnaire, enquête lancée du 29 janvier au 3 février 2011, a donné matière à développement dans l’analyse des réponses qui portaient en elles les attentes et les aspirations des tunisiens dans cette nouvelle période.

Pour sa perception du nouveau gouvernement, suite au remaniement du 27 Janvier qui répondait à la pression de la rue par la mobilisation générale et les sit-in successifs, un tiers du panel soutient que  les anciens ministres et les anciens membres du RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique) ne doivent plus faire partie du paysage politique du pays. Néanmoins la moitié des ambassades et consulats de Tunisie à l’étranger continuent à avoir pour chefs de missions des anciens membres du RCD, de plus les affectations multiples de gouverneurs  anciens membres du RCD  ont amplifié les doutes dans les capacités du gouvernement tunisien à gérer la période actuelle.

Bien que 52% des personnes interrogées étaient d’avis de laisser le gouvernement -remanié- en place afin de préparer au mieux les prochaines élections démocratiques, 8% considéraient que ce gouvernement provisoire n’avait aucune légitimité démocratique d’où l’urgence  de le remplacer intégralement.

Cependant, la priorité devrait viser le rétablissement de l’ordre pour assurer la sécurité des personnes et des biens, ce souci était la première préoccupation exprimée (60%)devant  la relance de l’économie (52%) , à égalité avec la nécessité de geler les avoirs du président déchu et sa famille pour les rapatrier par la suite, puis enquêter sur les malversations et la corruption(51%) ainsi que sur les excès commis lors de la répression des manifestations par les forces de l’ordre(40%).

A propos de la situation actuelle dans le pays, 57% du panel avait souligné que l’ancien régime avait  supprimé toutes les formes de contestations politiques et sociales d’où la nécessité de reconstruire une nouvelle société civile.

58% des personnes interrogées avaient répondu que six mois est un délai suffisant pour organiser de nouvelles élections présidentielles  et législatives en Tunisie, qu’en est-il de cette position maintenant que ce délai est amputé d’un mois et demi sans enregistrer aucun avancement avec les mêmes conseils municipaux toujours en place pour gérer sur le terrain l’exécution de l’opération électorale.

Commissions d’enquêtes ou le Mirage de la Démocratie

Quant aux commissions chargées d’enquêter sur la période de Ben Ali, le panel manifeste une certaine méfiance: 55% estiment que les membres de ces commissions  sont inconnus; 38% voient que le fonctionnement des commissions n’est pas défini, 36% doutent que les conclusions de ces commissions aboutissent à des mesures concrètes et 34% voient que ces commissions ont été créées pour calmer la population. Qu’attendent alors ces commissions pour répondre aux attentes du peuple?

Il est bien entendu que ces pourcentages expriment les opinions du panel  interrogé il y a trois semaines, les choses ont certainement évolué depuis; la nouvelle enquête en cours nous  en dira plus sur la perception des tunisiens et particulièrement des citoyens indécis. pour y participer,cliquez sur le lien :

A suivre…

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