3 minutes de Vérité

Trois Minutes de Vérité avec Madame Héla Omrane

“J’ai aujourd’hui la possibilité de vous parler pendant seulement trois minutes. J’ai donc choisi de m’exprimer sur un sujet qui me parait crucial : celui de la classe politique tunisienne qui souffre de plusieurs distorsions”, a déclaré la députée à l’ARP Héla Omrane.

Selon elle, de nombreuses personnes n’hésitent pas à accuser la classe politique de tous les maux dont souffre le pays,  assurant que “nous voulons consolider une jeune démocratie que nous sommes en train de bâtir”.

“Nous ne pouvons pas parler de démocratie s’il n’y a pas plusieurs partis en lice, des politiciens et une formation qui dirige le pays”, a-t-elle précisé, soulignant  que “nous pouvons avoir des avis différents, des références et des buts divergents et c’est justement ce qui fait la richesse de l’activisme politique”.

La députée du Mouvement Nidaa Tounes, a ajouté que l’ère du parti unique et de la pensée uniforme est dépassée pour laisser la place à des visions différentes, précisant que certains peuvent l’accepter ou pas.

“Toutes les nouveautés se heurtent à des difficultés, à des obstacles et ne remportent pas l’unanimité. Il ne faut pas laisser cet aspect négatif arrêter l’élan des politiques comme il ne faut pas mettre tous les politiques dans le même sac”, a plaidé Héla Omrane.

“Il y a des bons et des mauvais partout. Il y a ceux qui se servent du discours politique dans le but de tronquer la transition démocratique et de la vider de sa substance”, a-t-elle souligné, précisant: “Je peux assurer que nous avons de jeunes politiciens mûrs, auxquels si nous donnons la possibilité de s’exprimer avec justesse, pourraient amener les gens à s’identifier à eux car ils exprimeraient leurs ressentis”.

Pour elle ce sont les jeunes dirigeants qui sont les mieux placés pour parler de la situation aujourd’hui, précisant que les jeunes militants, sont tiraillés entre deux périodes, la première de laquelle nous ne sommes pas officiellement sortis et la deuxième est un avenir que beaucoup de personnes n’ont pas encore compris.

Les gens n’ont pas assimilé le changement qui s’est opéré, a-t-elle encore asséné, soulignant qu'”il faut que nous nous estimions, que nous nous comprenions, que nous donnions des possibilités les uns aux autres, afin de bâtir la Tunisie dont nous rêvons. Celle de la diversité dans l’union. Une Tunisie qui donne à tous ses enfants les mêmes chances”.

Commentaires

Haut
Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com