Politique

Tunisie – Avec un Chahed affaibli et isolé, qu’adviendra-t-il de la loi de fiances 2018 ?

Il est devenu, depuis un certain temps, déjà, évident que le projet de loi de finances pour 2018, n’allait pas passer. D’abord, parce qu’il avait été préparé de façon très « particulière » de façon qu’il ait réussi l’impossible, c’est-à-dire à unir les antagonistes autour d’une seule position, son refus sec et net. Et, ensuite, parce qu’il paraitrait que certaines parties aient décidé d’utiliser ce projet de loi pour écarter Youssef Chahed devenu trop gênant et qui commençait à vouloir fourrer son nez là où il ne fallait pas.

Le projet de loi n’allait donc pas pouvoir passer à l’ARP, et c’est, même, devenu une évidence, depuis hier, au vu des commentaires et réactions des représentants de tous les partis politiques, suite à la présentation dudit projet de la part de Chahed devant l’assemblée.

Du coup, Youssef Chahed, va devoir composer avec cette opposition, esseulé, à ce qu’il parait, face à ses détracteurs, et ayant perdu, apparemment, ses derniers soutiens, en l’occurrence l’UGTT, dont le secrétaire général n’arrête pas d’afficher son opposition à tout ce que dit et tout ce que déclare le gouvernement.

Et Chahed va, de ce fait concéder de grandes et profondes modifications que vont se faire un plaisir d’exiger les représentants des partis (et non pas du peuple) à l’ARP. Et de cette façon, puisque chaque article va être traité à part, sans tenir compte du reste du projet de loi, le résultat, on peur l’imaginer, à partir de maintenant : une loi de finances tronquée, transformée, modifiée, et qui aura perdu toute cohérence et toute suite logique, et complémentarité, entre ces différents articles et ses différents secteurs.

Et après ces opérations de charcuterie, on serait en droit de se demander si Youssef Chahed aura le courage, voire, même, la possibilité, de mettre en œuvre une telle loi de finance, dénaturée et qui se contredit par elle-même ?

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