Société

Tunisie – Ennahdha : Les temps changent, les tendances évoluent… Mais les méthodes restent les mêmes

Décidément Ennahdha, le parti islamiste né, en Tunisie, entre les bancs de l’école des frères musulmans, peine à évoluer. Du moins, en ce qui concerne ses leaders « historiques » qui n’arrivent pas à abandonner leurs méthodes acquises du temps de la clandestinité. Epoque où tout était bon pour s’imposer ; par la force, par le feu, par l’eau de feu… Mais aussi, par le mensonge, et l’art (désormais dépassé) d’esquiver les accusations en essayant de les détourner sur les autres.

Mohamed Ben Salem, fait, apparemment, partie de cette classe de la direction du parti. Elevé à l’ancienne école et qui s’applique, toujours, et encore, à exécuter les anciennes méthodes, désormais révolues, car archi connues par les gens, qui commencent à en avoir marre de ces manigances, qui, du coup, perdent leur efficacité, et se retournent sur leurs auteurs, qui en voulant s’en sortir d’une situation, ne font que s’y enfoncer encore plus profondément. Surtout quand ces manœuvres sont effectuées sous la pression de la panique.

C’est, donc, probablement, la panique (On pourrait se demander pourquoi), qui a poussé Mohamed Ben Salem, pourtant absent, depuis un certain temps des cercles de lumière, à sortir de sa tanière, et à tenter de se défendre comme il l’a toujours appris.

En sortant de l’ombre pour donner son avis sur la guerre livrée par le gouvernement, contre la corruption et les malversation, Mohamed Ben Salem était paniqué, et a, en quelque sorte, confirmé ce qui se raconte de l’appréhension de son parti des dossiers qui seraient, selon certaines indiscrétions, en train d’être ficelés à l’encontre de ses dirigeants.

Mais, tout comme ses amis, Ben Salem ne peut pas, ouvertement, afficher son opposition à cette guerre du gouvernement, qui risque de balayer, telle un raz de marée, tout ce qui est louche, y compris ceux qui se sont enrichis d’un seul coup, ceux qui possèdent (et le nient) de nombreuses sociétés et d’innombrables biens en Tunisie et à l’étranger, sans pouvoir en préciser l’origine des financements. Il tente, alors, de discréditer cette campagne, en jetant le doute sur ses objectifs, pourtant affichés et évidents. Il essaie, en quelque sorte, de noyer le poisson… Mais comment faire ?? C’est alors que réapparaissent les anciens reflexes qui consistent à esquiver une accusation qui commence à se faire trop pressante, en la détournant sur autrui.

Mais comme les tunisiens ont fini par être lassés des allégations des nahdhaouis qui accusent de tous les torts l’ancien régime, il fallait trouver autre choses… Mais quoi ? Ah oui, Et si on essayait le « truc » de Kamel Letaïef ? Tiens, oui, pourquoi pas ? N’ont-ils pas fini, depuis le temps, à lui tailler la réputation de parrain des parrains ? Et puis, n’ont-ils pas décidé, un moment, de lui faire endosser tout ce qui s’était passé pendant trente ans, prétextant sa proximité de Ben Ali ? Ah, oui. Il serait la cible idéale de leurs manœuvres, histoire de faire relâcher la pression qui ne cesse de les écraser, et, ainsi, créer diversion, comme à leur habitude, en détournant les accusations qui pèsent sur eux, sur d’autres, le temps que le vent change (peut-être de direction).

Peut-être qu’il a raison, Mohamed Ben Salem, de penser de telle manière… Mais, peut-il apprécier combien de dupes, il va trouver,  pour accrocher à « son histoire » ? Il sera, certainement, déçu !

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