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Tunisie: Marche blanche en mémoire de Eya, brûlée vive par son père

Marche

Une marche blanche a eu  lieu aujourd’hui  jeudi 19 juin 2014  à la mémoire d’Eya, une fille brûlée vive par son père. Cette marche  a commencé  à midi  de la Place des Droits de l’Homme, à l’Avenue Mohamed V en passant par l’Avenue Habib Bourguiba et s’est arrêtée  devant le  ministère de la Femme (près de la statue Ibn Khaldoun) à  14 heures.

Tout le long de cet rassemblement , des pancartes ont été brandies où l’ont pouvait lire , “Nulle n’est à l’abri”,  “des enfants sans frontières“.  Des mouvements ont été créés , parmi   eux “ Moi aussi j’ai été violentée par papa”. Une jeune femme d’une vingtaine d’années, membre du dernier mouvement s’est exprimée en indiquant : Après la terrible tragédie, il est de notre devoir de citoyen d’agir,  on doit dénoncer ceux  qu’ils nous ont violentées, ils doivent avoir  honte et ce n’est pas nous que nous devrions être déshonorées”, s’insurge-t-elle.

 Associations, personnalités politiques, composantes de la société civile, artistes,  médecins  se sont réunis pour “Dire stop aux crimes d’honneur“. Parmi ces personnes, on remarque Basma Khalfaoui porte-parole du comité de défense du martyr Chokri Belaïd, Henda Chennaoui journaliste, Alaa Talbi Directeur Exécutif du Forum Social Mondial, ainsi que  les membres de l’Association tunisienne des Femmes démocrates (ATFD).  D’autres   sont venues de l’étranger, de l’Italie, de la France et du Pérou   pour soutenir cette marche dénonçant la violence faite aux petites  filles et aux femmes .

Les organisateurs de  la marche, Faten Abdelkéfi et Emir Sfaxi ont constaté un faible nombre de participants qui ne dépasse pas les 300. Une mobilisation qui reste toutefois au deçà  des attentes souhaitées, mais qu’au final  le vrai  combat commence maintenant avec des réformes et des lois, ont-ils indiqué.

Le nouveau débarqué de l’adepte de la théocratie,  Adel El Almi est venu perturber cette mobilisation, en lançant ” vous êtes des mécréants“. S”attirant les foudres des personnes  présentes, scandent à son encontre un “Dégage”.

Rappelez-vous police hallal, prostitution hallal, tourisme hallal, révolution hallal, c’était lui,  en voulant faire du bruit autour de lui.

Malgré cette anicroche,  la marche a finalement pu se terminer devant le siège du ministère de la femme, où une minute de silence a été observée, suivie de la récitation de la  Fatiha, et l’hymne national.

 

 

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